Interview pharmacien | Pascal Taureau, Pharmacie Centrale Loupéenne

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Par Marie Brisack
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Pascal Taureau, pharmacien titulaire de la Pharmacie Centrale Loupéenne, en région Centre Val de Loire (28), adhérent du groupement Réseau Santé.

Je m’appelle Pascal Taureau. J’ai 57 ans. Je travaille en pharmacie depuis près de 14 ans, mais avant cela j'ai travaillé dans la distribution pendant 19 ans. Aujourd'hui, je suis pharmacien associé dans une pharmacie rurale, dans un gros bourg. Notre pharmacie est une pharmacie un peu atypique car bien que rurale, il s’agit d’une assez grosse pharmacie comme on commence à en voir dans les campagnes, faisant suite à des regroupements. Nous faisons donc plus 6 millions d'euros de chiffre d'affaires, et nous nous organisons avec 14 salariés, 4 gérants. Aussi, depuis le début d'année, nous sommes adhérents au groupement Réseau Santé. 

Qu’aimez-vous le plus dans votre métier de pharmacien ? 

Ce que j'aime le plus dans mon métier de pharmacien, c'est le contact. C'est être utile pour la population. Pouvoir soigner les gens, c'est quelque chose qui est très valorisant ! 

Comment vivez-vous les évolutions de votre métier ?

Les évolutions sont toujours stressantes, car aujourd’hui nous vivons des changements de rémunération et on ne sait pas du tout où l'on va... Le périmètre économique est étriqué et l’Etat a moins d’argent, cela impose que l’on fasse avec ce que l'on a, c'est toujours difficile... Avec les prix des médicaments en baisse, c'est compliqué. Néanmoins, cela ne nous empêche pas d’être très impliqués dans les nouvelles missions ! Nous allons vacciner. D'ailleurs, nous sommes cinq pharmaciens et tous formés… Donc, nous pourrons vacciner dès la rentrée ! Nous faisons aussi beaucoup de bilans partagés de médication, des bilans anticoagulants, pas de bilans pour les patients asthmatiques parce que c'était compliqué mais... Les bilans partagés de médication, nous en avons déjà fait pas mal ! Je pense que les nouvelles missions représentent un vrai bouleversement pour notre métier car nous ne sommes pas habitués à certaines choses - comme par exemple : toucher le patient -. Elles sont de réelles opportunité pour devenir un vrai recours pour la collectivité, et améliorer sa santé ! 

Depuis plusieurs années, les gens se vaccinent moins bien ou pas assez - on voit qu'il y a une recrudescence de rougeole - donc il faut que l'on trouve des solutions qui soient plus simples pour la population, pour faire en sorte qu'elle se vaccine... Et les pharmacies, grâce à leur maillage, à leur disponibilité, leurs heures d'ouvertures, sont d’excellents recours de soins à mon avis pour la population ! 

Dans quels cas utilisez-vous votre site internet ? 

Pour occuper le terrain ! Aujourd’hui, il faut être présent sur internet.

Nous avons retenu une solution facile à gérer. VALWIN répond à nos demandes, notamment au niveau du contenu. Nous avons du contenu de qualité, qui est actualisé… Vraiment ceci nous paraît très intéressant. Ensuite, comment nous l'utilisons ? Et bien nous l’utilisons pour communiquer, pour afficher nos promotions, les évènements de la pharmacie. Nous utilisons le Scan d'ordonnances. Nous recevons pour le moment entre 0 et 10 ordonnances par semaine. Cela pourrait être plus développé, mais cela fidélise les patients. Même si cela ne se développe pas de manière exponentielle, je pense que c’est important, rien que pour apprendre à gérer des sites, apprendre à communiquer, apprendre à se familiariser avec internet.

Idéalement, qu’attendez-vous de cet outil ? 

Je souhaite que notre site internet, via la communication que nous réalisons dessus, nous apporte de plus en plus de visibilité, et donc nous permette de recruter plus de patients. Pour le moment, nous nous familiarisons avec l'outil, nous apprenons à communiquer et je suis certain qu'à termes, l'outil répondra totalement à cette attente.

Aujourd'hui, on attend des améliorations techniques - plus de personnalisation des services éditoriaux notamment - mais sinon pour le moment, en ce qui concerne les fonctionnalités par rapport aux attentes de notre patientèle : cela nous convient très bien ! 

Quels sont les autres outils que vous avez adoptés ou que vous aimeriez avoir dans votre pharmacie ? 

Nous avons une page Facebook ! 

Je pense qu’un site internet et une présence sur les réseaux sociaux, sont des outils complémentaires. En effet, ils ne s'adressent pas forcément au même public, il y a une synergie. Je vois vraiment notre solution numérique comme un complément de l’officine. La population évolue, elle va vers le numérique. De notre côté, nous ne voulons pas nous couper de nos patients. Aujourd'hui, un patient de pharmacie est plutôt âgé, donc il n’est pas très branché numérique, mais ça évolue. C’est normal. Et c’est aussi à nous d'impulser la chose, l'initiative de créer un site est venue de nous… Et aujourd'hui, les patients s’y intéressent ! 

Quel est le plus grand bénéfice que vous tirez du site internet ? 

Nous organisons nos promotions. En effet, aujourd’hui, si nous décidons de mettre une promotion dans la pharmacie, nous devons l’afficher en vitrine mais aussi sur notre site internet. Il nous faut nous synchroniser, nous structurer, plus qu'avant, mais c’est bénéfique. Ca a un réel impact sur notre image, et ça nous apporte de la visibilité. 

Si vous aviez une baguette magique, que changeriez-vous ? 

Je souhaiterais que les pharmacies soient le premier recours de soins, de toute la population (avant d'aller inutilement aux urgences). Qu'elles deviennent des régulateurs. Si on avait des responsabilités un peu différentes, les pharmaciens pourraient déjà commencer à faire un “tri”. 

Le système de soins évolue... Nous allons déjà pouvoir dispenser des médicaments sous protocole, mais il y a encore beaucoup de gestes médicaux que l'on pourrait faire, et que nous n’avons pas le droit de faire. Je prends l'exemple de pathologies comme la gastro-entérite : cette pathologie n'est dangereuse que pour deux types de patients ; les nourrissons et les personnes très âgées. Si au lieu d’attendre 36 heures pour obtenir un rendez-vous chez le médecin, les 90% de la population pouvaient venir en pharmacie et se faire diagnostiquer, puis prescrire le traitement, ils seraient guéris plus rapidement (cela permettrait aussi de faire diminuer le nombre d’arrêts de travail).


Pharmacie Centrale Loupéenne – Groupement Réseau Santé
La Loupe (28) - Région Centre Val de Loire

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